Je suis Médium voyant, et c'est depuis toujours que j'ai ,tout d'abord sous la forme de rêves, puis peu à peu sous la forme d'image et d'apparition, rencontré des esprits.
Ma premiére expérience a eu lieu alors que je n'avais que neuf ans. Chaque soir, une dame venait me racontait la même histoire; je ne me souviens malheureusement pas des détails, mais je peux
réstituer une part importante de ce qui m'a été raconté. J'ai mis de longues années avant de comprendre le message profond que je devais en tirer. Il m'a fallut également attendre longtemps avant
qu'on me fasse comprendre que je devais guider cette femme vers la lumiére. A mon grand regret , cette présence que j'affectionnais, n'est plus présente. Cette femme avait une aura
maternelle du moins, une fois que j'ai commencé à la connaître. Cela s'est fait progressivement, j'ai mis du temps à la connaître. La premiere fois que je l'ai sentie, j'ai vraiment eu peur. Cela
se passait au deuxiéme étage de ma maison, alors que je dormais au premier dans une chambre non loin de celle de mes parents. Lorsque je me rendais au deuxiéme étage, je me heurtais
régulièrement à une odeur âcre, d'humidité, un peu de renfermé. Cette odeur me surprenait toujours alors qu'une sensation d'oppression me prenait. Je vivais cela comme une
pression aussi bien morale que physique : la peur augmentait, je sentais mon coeur battre la chamade et la pression sanguine augmentait fortement dans mes veines. Alors je courrais le plus
rapidement possible tout en bas de l'escalier. A l'age de neuf ans, j'ai donc commencé à faire ces rêves. Cet age de neuf ans est assez peu indicatif, car en réalité j'ai refait des centaines et
des centaines de fois. Je ne sais quand cela a commencé, mais ce rêve, ces explications je les ais eu toutes les nuits et ce jusqu'à ce que j'accepte de l'écouter.
Je passais du néant dans lequel on sombre en fermant les yeux, à cette ambiance étrange de fourmillement dans la tête. On a peine à penser, on sait que nous ne sommes pas
dans un état habituel. Les fourmis se bousculent dans la tête, mais de toute façon, je n'avais pas à penser, seulement à écouter.
Je voyais mes escaliers au niveau de l'entre-deux étages, du premier niveau. Je me situais de telle maniére que je ne voyais ni ce qui se passait derriere moi, ni mon
propre corps. C'est bien simple, je n'étais pas physiquement présent. Une voix m'expliquait tout ce que j'avais à savoir; voilà, ce qu'elle me racontait :
Nous sommes au mois de juin, l’ambiance est lourde, il fait très chaud. Trois femmes circulent dans un escalier : une dame les cheveux grisonnant mais toujours aussi
dynamique, une amie ainsi que sa mère. Ces dames montaient des escaliers qui semblaient ne jamais finir, et pour cause, cette dame me donnait quelques explications…
Tout d’abord, il faut savoir que ces dames montaient les escaliers dans un ordre précis : en tête, la mère, au milieux, la dame, et en queue l’amie. N’ayant aucune nom
ou prénom, je les ais surnommés ainsi, par leurs caractéristiques, et vous verrez qu’ils évoluent au fur et à mesure que la dame me donnait ses explications.
La dame m’expliquait qui était ces personnes et qu’elles valeurs chacune d’elles ressentaient pour les autres. En réalité, ces femmes étaient plus que des sœurs entre elles,
elles étaient les meilleurs amies au monde, elles traversaient les âges mains dans les mains, ensembles. Elles ne pouvaient compter que l’une sur l’autre, elles n’avaient qu’elles et vivaient
dans une bulle qu’elles s’étaient forgées, mais cette bulle ne tenait qu’à un geste. Je me souviens à peine de ses paroles, mais le sens profond est resté gravé en moi
depuis ma petite enfance. « Un jour, je lâchai sa main, non pas que je ne la considérais plus comme une amie, ou que je l’abandonnais, non, tout simplement, parce que je n’y avais pas pensé.
Seulement elle le prit très mal et le vécut comme une trahison !… »
J’insiste sur le fait qu’elles faisaient tout ensemble, qu’elles étaient plus que des sœurs. J’insiste également sur le l’ambiance qui s’alourdissait, et sur l’oppression
que je vivais.
Cette scène m’avait beaucoup touché et suite à la phrase de conclusion, j’ai longtemps était bloqué, sans pouvoir vivre la suite. Cette phrase de conclusion fût nette et
précise « Alors elle décida de me tuer ».
Elle arrêtait toujours son histoire là. La répétition et l'arrêt assez brutal du rêve, me poussa à penser qu'elle attendait de savoir si j'étais prêt
à entendre la suite.
(la suite une prochaine fois)